HistoriqueFondé en 1979, Langage Plus est le seul centre d'artistes localisé au Lac-Saint-Jean qui s'intéresse aux modes d'expressions qui opèrent des connexions inédites en rapport aux contextes locaux. Lieu de diffusion de l'art actuel, ses activités se caractérisent par des expositions, des performances, des projets d'édition et des événements thématiques. Premier centre d'artistes dans la région, il fait son entrée sur la scène canadienne comme premier centre alternatif francophone en dehors des grands centres urbains, en 1983, année où il devenait membre de l'ANNPAC/RACA.
Cet organisme à but non lucratif a établi dès le départ son mandat sur la multidisciplinarité et démontre depuis plus de 25 ans qu'il est possible de présenter, dans une communauté locale, un art actuel à travers ses multiples disciplines et d'y développer divers publics. Stimulé par différentes productions et attitudes significatives et contemporaines qui questionnent l'art et ses nouveaux paradigmes, les moments marquant de son existence actualisent plusieurs contextes à partir desquels l'art prend sens, tout en offrant aux artistes de multiples espaces d'interventions diversifiés et renouvelés. Des dossiers d'artistes de très grande qualité nous parviennent régulièrement, autant des artistes canadiens que des artistes étrangers. Il est étonnant de constater la diversité de la provenance de ces dossiers, qui prouve hors de tout doute la reconnaissance internationale qu'on nous attribue et l'importance de la place que nous occupons dans ce réseau. De fait, notre professionnalisme et notre particularité à innover et à nous inscrire dans les différents réseaux locaux, nationaux et internationaux nous distinguent auprès des créateurs.
Reconnu aussi bien dans sa communauté qu'au Québec, au Canada et à l'étranger, Langage Plus s'inscrit comme une ramification du réseau international de l'art actuel. Ainsi les échanges de résidences avec l'Europe deviennent la priorité du développement de son futur immédiat.
Les années 80 ont été marquées par des projets télématiques novateurs en raison de l'émergence de l'utilisation des nouvelles technologies dans des projets artistiques : Ars electronica, Lasart, La Plissure du texte, l'Échange en slow-scan avec Pittsburgh en 1985, dans le cadre de l'assemblée générale annuelle de l'ANNPAC/RACA tenue à Alma et lors de la Biennale de Venise en 1986 en sont des exemples. Papier matière en 1984 et Paper Matter en 1987 questionnent tous les deux la spécificité du matériau. La tenue de deux expositions d'artistes de la région et du Canada en Australie et au Japon, The North American Difference, Paper matter en 1987 et Young Canadian Artists en 1988, de même qu'Influence Québec 02 avec le commissaire Alayn Ouellet, placent la création locale comme prémisse d'une culture, en témoignant de l'impact d'une région sur la production de ses créateurs et créatrices. La majorité de ces événements ont fait l'objet de publications.
Au cours de la récente décennie, Environnement sur neige en 1992 fut, en fait, le fondement de nos orientations liées au territoire et au contexte. Cet événement in situ a été organisé par l'artiste Michelle Héon et réunissait de jeunes créateurs de France et du Québec. La publication Identité Territoriale en 1994, stratégie langagière à laquelle dix-huit auteurs participaient, fait ressortir des thèmes revendicateurs comme la place de l'art et de l'artiste dans la société. De plus, Paysages Inter sites, où six artistes canadiens ont œuvré in situ sur le site archéologique du Centre d'interprétation de la Métabetchouane en 1996, et la publication du même nom, font ressurgir le rapport art/nature/culture, montrant nos liens et nos ruptures avec l'histoire et l'écosystème. Dans la poursuite de ce questionnement amorcé sur la pensée systémique, avec Au Nom de la Terre, dix-sept artistes du Canada et de l'Asie ont pu exposer et performer sur la problématique propre au Congrès international Nikan, portant sur le développement durable, dans lequel cet événement artistique était inscrit.
La création du RAE (Réseau d'artistes européen) en 1998, dont Langage Plus fut un des membres fondateurs, a donné lieu à l'événement Transvernacularités, tenu à la Fondation Danae dans le cadre de son événement Artransmedia. Neuf artistes québécois y ont réalisé des manœuvres in situ et résidences. En octobre 2000, Langage Plus recevait en résidences quatre artistes français issus de cet événement. Ces manifestations et projets proposaient de nouvelles attitudes d'art qui se sont matérialisées et insérées dans le tissu social. Depuis juin 2003, nous avons mis en place les structures d'échanges de résidences d'artistes avec le FRAC (Fonds Régional d'Art Contemporain) et L'ACA (Agence Culturelle d'Alsace), projet établi sur trois ans où 12 artistes québécois et français seront amenés à montrer leur travail dans nos centres respectifs. Une convention triennale a été signée en mars 2004 et nous avons reçu la première artiste de ce projet dès le printemps de la même année.
Ces nombreuses manifestations en rapport avec le territoire, la langue, la culture ou la techno-culture situent certains points de passages de l'in situ à l'in socius. |
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Exposition en cours
© Guillaume La Brie
Guillaume La Brie
Le repli des oeuvres
29 août au 28 septembre 2008, vernissage 29 août, 17 h Voir le communiqué
Événements à venir
©
Cécile Holveck
Résidences croisées Alsace, France / Lac-St-Jean, Québec
8 septembre au 10 octobre 2008
Untitled Document
Résidence d'artistesProjets réalisésAlmaMarion Galut (2004) Matthieu Husser (2004) Suite
Ramona Poenaru (2005) Till Roeskens (2005) Pierre Belouin (2006) Myriam Méchita (2006) Valérie Graftieaux (2007) Céline Trouillet (2007) StrasbourgMichel de Broin (2004) Marc Dulude (2004) Suite
Christine Brault (2005) Claude Ferland (2005) Jean-Philippe Roy (2006) Mathilde Martel-Coutu (2006) Anne-Marie Ouellet (2007) Projets à venirAlmaÀ venir (2008) StrasbourgVirginie Chrétien (2007) Yannick Pouliot (2008)
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